Un cadre des JO de Los Angeles 2028 à la tête du bureau de la maire ? Tout va bien !

– Traduction d’un communiqué publié par NOlympics L.A –

Chris Thompson a passé les deux dernières années à faire du lobby sur les gouvernements fédéral, étatique et local pour engraisser la machine à accaparer les terres, irrassasiée des profits et bonne à gonfler le budget de la police connue sous le nom de Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Maintenant, la nouvelle maire de LA, Karen Bass, l’a nommé chef de cabinet. Cool cool cool.

 

Un cadre du comité d’organisation des Jeux qui dirige le bureau de la maire ! qu’est-ce qu’il y a de mal là dedans ?

 

Karen Bass affirme que la lutte contre le mal logement et les loyers inabordables sont les principales priorités de son administration. Mais pour LA28, le comité d’organisation des Jeux olympiques, la priorité n’est pas de placer les Angelenas·os sans logement en lieu permanent, sûr et digne – c’est de supprimer les sans-abris[1] et la pauvreté visibles avant que les médias internationaux n’arrivent en ville. Et les JO ont déjà déclenché une frénésie de développement immobilier[2] qui déplace les locataires et fait grimper les loyers. Ces JO, comme tous les JO, remplacent les habitant·x·es par les touristes et la population par le profit.

 

Nous savons depuis longtemps que Karen Bass soutient le projet olympique, mais son choix pour le poste de chef de cabinet présente un conflit d’intérêts plus flagrant que tout ce qui a été tenté par son prédécesseur Eric Garcetti, dont les efforts de privatisation les plus flagrants ont été menés par le biais d’organisations à but non lucratif[3] en orbite autour du bureau du maire. Un porte-parole de Bass affirme que Thompson « ne participera pas aux questions concernant les Jeux olympiques pendant la première année de son service ». Cette affirmation n’est pas crédible, étant donné le nombre d’aspects de la politique de la ville de LA (du logement et des sans-abris à la police et aux parcs) qui sont touchés par les préparatifs des Jeux olympiques. Et pourquoi l’intérêt de Thompson à collaborer avec ses potes de LA28 disparaîtrait-il après un an ? il est sur le point de gagner plus d’argent qu’il ne pourrait jamais avoir à l’hôtel de ville en travaillant pour le LA28.

 

Pendant ce temps, le nouveau bureau du maire sera redevable aux puissants membres du comité de LA 2028 et aux boosters de campagne comme le milliardaire Jeffrey Katzenberg[4], qui a financé l’effort d’élection de Bass – après avoir fait pression sur les dirigeants locaux pour criminaliser les mal logé·x·es.

 

Grâce aux récentes écoutes révélées du FBI[5], nous avons appris que le maire et les bureaux de Nury Martinez travaillaient avec LA28 et les Rams[6] sur un deal discret sur le bassin de Sepulveda, un plan qui menacerait (et éventuellement vendrait) l’un des plus grands espaces verts de la vallée. Quel genre d’accords dangereux seraient conclus avec un lobbyiste LA28 travaillant comme chef de cabinet de la maire ?

 

Nous avons besoin d’un bureau de la maire qui protège Los Angeles des JO, et non d’un bureau qui réponde aux caprices du comité privé LA28 et aux plans de profit des boosters. Les Angelenas·os n’ont jamais eu la chance de voter contre l’accueil des Jeux olympiques, mais ce mois-ci, ielles ont voté sur la proposition SP, une taxe massive sur les parcs qui a été décriée par les opposant·x·es dans le guide officiel de l’électeurice de la ville comme une taxe olympique déguisée. C’était la première fois que les Jeux Olympiques étaient sur le bulletin de vote, et ils ont été rejetés à une écrasante majorité.

 

On ne veut pas des Jeux ici. Et on veut certainement pas que les lobbyistes de LA28 dirigent notre ville.

ANNULEZ LES JEUX DE LOS ANGELES 2028.

 

[1]     https://www.watson.ch/fr/international/sport/827492547-super-bowl-2022-a-los-angeles-les-sans-abris-doivent-disparaitre

[2]     cf. les expulsions locatives dans le quartier Exposition Park (qu’on peut désormais nommer Expulsions Park 🙃) provoquées par le projet “The Fig”, un soit-disant éco-bâtiment gigantesque incorporant hôtellerie, bureaux, chambres étudiantes

[3]     Depuis son élection à la mairie, les archives ont montré que Garcetti a utilisé un mécanisme d’importants dons pour collecter 31,9 millions de dollars via ses causes favorites. Dons de la part de particuliers·ères, d’entreprises et de fondations, dont certaines ont remporté des contrats importants et des autorisations cruciales de la ville ces dernières années.

[4]     Producteur, co-fondateur de DreamWorks derrière Shrek notamment.

[5]     https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/12/nury-martinez-presidente-du-conseil-municipal-de-los-angeles-demissionne-a-la-suite-de-propos-racistes_6145450_3210.html

[6]     équipe de Los Angeles de football américain

Les Jeux Olympiques de Séoul 1988 et ses camps de concentration pour « vagabonds »

Ce dossier revient sur un épisode méconnu de l’histoire de la Corée du Sud. Durant les années 1960 et 1980, des institutions furent créées dans le pays afin d’enfermer de prétendus « vagabonds ». Le but était de nettoyer les rues, notamment en vue des Jeux olympiques de Séoul de 1988. Ces institutions, par leurs cruautés et leurs manquements aux droits humains, peuvent être comparées à de véritables camps de concentrations. La plus célèbre d’entre elles se nomme le Brothers Home welfare center.

Pour relater ces faits, nous proposons ici la traduction par nos soins de deux articles de 2016 et 2022 du site états-uniens AP News, ainsi qu’un article de camarades militant·es anti-JO coréen·nes de Noolympic2018 de 2021.

Attention !
Les textes qui suivent relatent des scènes comportant de la violence verbale et physique, ainsi que des violences sexuelles notamment sur des mineurs.

 

Le dossier :

Les Jeux Olympiques de Séoul 1988

Coupe du Monde au Qatar : il est temps de prendre ses responsabilités

Depuis qu’en 2010 la Fifa a désigné le Qatar pour organiser le Mondial de foot, sur fond de pacte de corruption, au moins 6 500 ouvriers d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka ont succombé à des accidents : chutes, crises cardiaques, stress thermiques lors de la construction des infrastructures du Mondial sous l’effet de conditions de travail terribles. Ce chiffre est certainement sous-évalué car on ne se sait rien de plusieurs dizaines de milliers de forçats provenant des Philippines et du Kenya.

Mais dans le royaume de l’esclavage moderne, les femmes ne sont pas oubliées : recluses dans les villas des riches familles qataries, les travailleuses domestiques étrangères subissent des abus et des violations systémiques : conditions de travail inhumaines, asservissement vingt heures par jour en moyenne, sept jours sur sept, rouées de coups, d’insultes et laissées sans salaires pendant des mois.

Tous et toutes sont victimes du système féodal de « parrainage » le kafala (un système présent aussi dans les autres pétromonarchies du Golfe) où l’employeur dispose des pleins pouvoirs sur son employé. Officiellement abolie en 2020, il continue de faire des ravages tant l’impunité reste la norme. Et ce n’est pas comme si on ne le savait pas : depuis d’attribution du Mondial, les ONG dénoncent cet esclavage.

De plus, ce pays est connu pour la position extrêmement dégradée des femmes traitées comme des mineures. Les droits des personnes LGBT+ sont inexistants, l’homosexualité étant carrément punie de mort pour les musulmans et de 7 ans de prison pour les autres. Globalement, les identités de genre sont niées et réprimées.

Ce n’est pas tout : l’aberration consistant à confier à un pays désertique l’organisation d’une compétition sportive se concrétise par la construction d’infrastructures doublement polluantes, d’abord par leur construction, puis parce qu’il est prévu que les stades soient climatisés. Mesure-t-on réellement le crime que constitue de climatiser des infrastructures aussi énormes que des stades ?

Rien n’y fait : la Fifa fait semblant de croire les communicants stipendiés du Qatar qui, contre toute vérité, affirment que cette monarchie rétrograde se serait bien améliorée grâce à la venue du Mondial. Cette affirmation pourrait prêter à rire si elle n’était pas écoeurante de cynisme.

Nous appelons les responsables politiques et la presse à la responsabilité. Alors que la compétition s’ouvre dans moins de deux mois, nous exigeons le boycott diplomatique et sportif de la France.

Nous exigeons également que la presse ne couvre pas les évènements et profite de leur audience pour dénoncer les aspects meurtriers, liberticide et écocide de cette coupe du monde.

BOYCOTT QATAR 2022 !

Les Jeux olympiques sont mondialement mobiles. Maintenant, le mouvement anti-olympique l’est aussi.

Compte rendu des rencontres internationales :


Articles écrit (en anglais) par Jules Boykoff dans « Jacobin.com »

Traduit par le collectif.

Les villes hôtes des Jeux olympiques connaissent une montée de l’embourgeoisement, de la surveillance policière et de la destruction de l’environnement. Les militants anti-olympiques ont organisé leur deuxième sommet transnational à Paris le week-end dernier pour mettre un terme aux destructions des Jeux olympiques.

« Les Jeux olympiques sont toxiques. Nos objectifs sont d’arrêter les Jeux olympiques et d’abolir le Comité international olympique », a déclaré C.P. Robertson du groupe anti-olympique NOlympics LA (de Los Angels). Elle a été suivie par Satoko Itani, une universitaire et militante japonaise, qui a souligné que « la lutte contre les Jeux olympiques est un travail difficile ».

Ils se sont exprimés à Paris lors de la session finale du deuxième sommet international anti-olympique, qui a rassemblé des groupes anti-olympiques des anciennes villes olympiques, des futurs hôtes et des villes candidates à l’organisation des jeux.

Les militants venus du monde entier pour assister à l’événement à l’Université de Paris sont aussi celles et ceux qui sont descendus dans la rue pour protester contre les Jeux olympiques à Londres, Rio de Janeiro, Tokyo, Los Angeles, Barcelone-Pyrénées, Hambourg et Paris même. La réunion représentait la gauche de la résistance anti-olympique. Les sessions ont porté sur l’écoblanchiment, le maintien de l’ordre et la surveillance, mais aussi des retours de terrain des militants vivant ou travaillant dans les villes hôtes des Jeux. Le sommet était organisé par Saccage, un collectif militant basé en Seine-Saint-Denis, une banlieue nord de Paris, qui lutte pour la défense des espaces publics malmenés par les Jeux olympiques d’été de Paris en 2024.

Le Comité international olympique (CIO) évoluant sur le monde entier, les militants tentent de reprendre à leur compte cette approche transnationale.

Au lieu de rassembler de manière temporaire des groupes qui déjà luttent contre la militarisation de la police, l’embourgeoisement et l’écoblanchiment dans les villes choisies pour accueillir les JO, puis les laisser revenir à leurs luttes militantes après les jeux, les organisateurs du sommet tentent de créer un mouvement anti-olympique qui puisse se déplacer d’un site à l’autre. En d’autres termes, ces militants tentent de forger un mouvement de mouvements qui soit stable plutôt qu’un moment de mouvements travaillant à court terme. Le premier sommet mondial anti-olympique a eu lieu à Tokyo en 2019.

Du tourbillon multilingue de français, d’anglais, d’espagnol et de japonais, trois thèmes clés ont émergé. Premièrement, les Jeux olympiques peuvent servir de point d’accroche pour les gens qui travaillent et permettre la radicalisation des points de vues politiques. La semaine précédant le sommet, Maria Escobet et Bernat Lavaquiol ont aidé à organiser une mobilisation de plus de cinq mille personnes contre la candidature de Barcelone-Pyrénées aux Jeux olympiques d’hiver de 2030. Lavaquiol a déclaré à Jacobin que leur groupe « utilisait la lutte contre les Jeux olympiques pour catalyser des discussions publiques autour d’idées plus importantes comme l’anticapitalisme ». Escobet a ajouté que la candidature olympique leur donnait l’occasion de relier des vallées géographiquement isolées dans les Pyrénées autour de questions importantes pour leur vie quotidienne.

Un deuxième thème est que le CIO, basé en Suisse choisissant les pays hôtes et supervisant les Jeux, est un allié utile. Le CIO a fait preuve d’un cynisme presque caricatural en organisant les Jeux de 2020 à Tokyo, alors que 83 % de la population japonaise s’y opposait, puis en supervisant les Jeux de 2022 à Pékin, alors que la Chine commet des violations extrêmes des droits humains à l’encontre des Ouïgours de la province du Xinjiang, des Tibétains et des militants pour la démocratie à Hong Kong. Frédéric Viale, membre du groupe anti-olympique NON aux JO 2024 à Paris, a qualifié le Comité international olympique de « trou noir de cupidité, de corruption et d’irresponsabilité ». Le CIO illustre parfaitement les pratiques d’accaparement des élites, que l’universitaire Olúfẹ́mi O. Táíwò décrit comme étant réalisée par « les quelques privilégiés orientant les ressources et les institutions pourtant là pour servir le plus grand nombre et qui sont détournées pour leurs propres intérêts et leurs objectifs étroits ». C’est ainsi que « les personnes socialement favorisées ont tendance à prendre le contrôle des ressources destinés à tous ». Lorsque les gens ordinaires découvrent le mode de fonctionnement du CIO, leur vision des Jeux s’en trouve altérée.

Un troisième thème est que les Jeux olympiques sont l’occasion de mettre en place un état d’exception qui permet la généralisation de l’utilisation des technologies de surveillance, sans réel contrôle public. Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 ont ouvert la voie à la normalisation de la technologie de reconnaissance faciale. Casey Wasserman, le président des Jeux d’été de Los Angeles 2028, a déclaré qu’au moment où les Jeux olympiques commenceront, la billetterie sera obsolète : « Tout sera à la reconnaissance faciale, vous entrerez directement dans le bâtiment, et il n’y aura plus de files d’attente. » Ulf Treger de NOlympia Hambourg – le groupe anti-olympique en Allemagne qui a remporté le référendum qui a mis fin à la candidature de la ville – a mis en garde contre Alibaba, partenaire mondial du CIO, et qui est la société chinoise qui fournit la technologie du cloud pour les Jeux olympiques : elle pourrait générer des problèmes inquiétants dans domaine de vie privée. Même un conseiller du ministère français des affaires numériques a concédé : « Il y a un problème avec Alibaba. »

Le militantisme anti-olympique monte en ce XXIe siècle mais le CIO n’est pas resté inactif. Récemment, les responsables olympiques ont pris des décisions nouvelles afin d’éviter les contestations, par exemple en désignant les villes hôtes onze ans à l’avance – comme ce fut le cas pour Los Angeles 2028 et Brisbane 2032 – bien avant que le militantisme anti-olympique ne puisse gagner l’opinion publique et que des référendums ne puissent être organisés. Ces mesures sapent la pratique démocratique, une caractéristique clé des pratiques « d’accaparement des élites » dénoncées par Táíwò. Les organisateurs des Jeux Olympiques de Paris 2024 affirment que leurs jeux sont « pour le peuple », ce qui a été diffusé avec empressement dans les médias grand public. La double débâcle de Tokyo et de Pékin a ouvert une brèche aux promoteurs olympiques de Paris qui promettent que leurs Jeux seront différents.

Pour les militants anti-olympiques, des défis importants restent à relever. Les syndicats, qui semblent être des alliés naturels, ont été difficiles à rallier à la cause anti-olympique. De nombreux syndicats de la construction et de l’hôtellerie considèrent les jeux avec scepticisme mais espèrent capter une partie de l’argent qui circule dans le système olympique. Il s’agit d’une situation extrême de David contre Goliath : le CIO détient 5,6 milliards de dollars d’actifs totaux, selon son dernier rapport annuel, et a encaissé la somme énorme de 7,6 milliards de dollars de revenus entre 2017 et 2021. Ces sommes doivent être comparées avec le peu de moyens des organisateurs du sommet anti-jeux de Paris qui se sont débrouillés avec les moyens du bord, peu d’argent et beaucoup de bonne volonté.

Malgré les avantages de leurs adversaires, les militants anti-jeux de Paris jurent d’aller de l’avant. « Bien sûr, le CIO a plus d’argent que nous », reconnaît la militante parisienne Natsuko Sasaki, l’un des principaux moteurs du sommet anti-olympique, « mais nous sommes du bon côté de l’histoire. » Fleuves, un organisateur de Saccage, m’a dit : « Nous n’allons pas empêcher les Jeux olympiques à Paris, mais nous continuerons à nous battre pour que les Jeux olympiques ne nuisent pas à d’autres personnes dans d’autres villes. »

Séminaire en Anglais « Olympic patterns and mobilization tools » – 25/05/2022 – École architecture Paris Val de Seine

Dans la continuité des Rencontres Internationales un séminaire est organisé par un groupe de chercheur.se.s et militant.e.s de différents pays spécialisés sur les enjeux des JO et impliqué.e.s dans certains luttes (Rio, LA, Paris/93, Tokyo).
Ce sera en Anglais, et à l’école d’architecture paris Val de Seine dans le 13è à Paris

 

Programme du 22 mai – Toxic Tour des Rencontres Internationales Anti-Olympique.

« À maintes reprises, sous la bannière de l’accueil des Jeux Olympiques, nous voyons la destruction de l’espace public, la destruction des espaces verts, la destruction des maisons, la destruction de la communauté. » (Extrait du texte d’appel de la Rencontre internationale anti-Olympique)

Le dimanche 22 mai, en compagnie des délégations internationales, de celles et ceux qui défendent le parc de la Courneuve et de toutes les personnes qui le souhaitent nous nous retrouverons à l’aire des vents où les travaux ont déjà amputé une partie de cet espace pour construire l’inutile village des médias.

Nous traverserons le parc pour mieux comprendre sa richesse écologique, son histoire et pourquoi les promoteurs comptent sur les JO pour tirer de cet espace le plus de profit. Retour ligne automatique
Puis nous prendrons un pique-nique au Boulodrome, zone du Parc de la Courneuve menacée par les JO.
Enfin, et puisque nos luttes sont joyeuses, populaires et ouvertes, des contre olympiades seront organisées sur place.

Toutes les personnes qui se posent des questions sur les Jeux Olympiques, ou plus spécifiquement sur Paris 2024 ou le Parc de la Courneuve sont bienvenues. C’est une rencontre ouverte à toutes et tous !

Cette visite sur le terrain est nécessaire ; la veille, avec les délégations internationales anti-olympiques nous aurons parlé des dégâts que provoquent systématiquement les Jeux Olympiques à travers le monde. Il sera temps le dimanche de visiter un des lieux impactés.

PROGRAMME :
11:00 :
Rendez-vous à l’Aire des Vents pour une balade de 5km dans le parc (entrée Rabelais « 3 Rue Normandie Niemen, 93440 Dugny » )

12h30 : Arrivée au boulodrome et pique-nique (entrée Tapis Vert ; Ligne 249 : Arrêt Centre des essences)

14:00 : Contre-Olympiades (capoeira, foot, boxe …)

Programme du 21 mai – Rencontres Internationales Anti-Olympique.

« Des camarades du monde entier viendront à Paris parce que notre indignation est trop lourde à porter seul·es dans chaque ville. Certain·es d’entre nous ont perdu leur maison, leurs moyens de subsistance, leur communauté, leurs droits. Nous nous réunissons à Paris parce que nous avons besoin d’écouter l’expérience des autres pour être mieux armé·es pour l’avenir. » (Extrait du texte d’appel de la Rencontre internationale anti-Olympique)

Le samedi 21 mai, avec des délégations internationales et toutes les personnes qui le souhaitent nous nous retrouverons à l’Université Paris 8 pour échanger sur les dégâts et les effets des Jeux Olympiques dans nos pays respectifs. Mais aussi pour organiser une lutte contre l’olympisme à l’échelle internationale.

Des anti-JO japonais, anglais, allemands, américains, catalans et français seront présents·es car nous ne pouvons pas continuer à lutter chacun de son côté sans s’enrichir des expériences de nos amis·es. Retour ligne automatique
Toutes les personnes qui se posent des questions sur les Jeux Olympiques, ou plus spécifiquement sur Paris 2024 sont bienvenues. C’est une rencontre ouverte à toutes et tous !

PROGRAMME
10:30-12:00 :
Saccage écologique et greenwashing olympique : peut-on empêcher les prochains « Jeux les plus verts de l’histoire » ?
13:30-14:30 : Saccage 2012-2028 : retour sur les expériences vécues, et destructions engendrées par les éditions précédentes et à venir
15:00-16:30 : Surveillance olympique : comment les Jeux ont pu servir à mettre en place ou tester le contrôle des populations
17:00-18:30 : Luttes anti-olympiques : qu’est-ce que les expériences précédentes de luttes peuvent-elles nous apprendre ?
(Les interventions en langues étrangères seront suivies de l’interprétation consécutive en français. )

Avec : Counter Olympics Network (Londres), RioOnWatch, NOlympia Hamburg, NOlympics LA, La Quadrature du Net, STOP JJOO (Barcelone – Pyrénées) et d’autres !

Le lendemain, car nous avons besoin de visiter les lieux impactés, nous ferons un Toxic Tour à l’Aire des Vents, partie du parc de Courneuve détruit pour l’inutile Village des Médias.

Où ? : L’amphithéâtre D001 de l’Université Paris 8 (Métro : Saint-Denis – Université).
Repas et boissons à prix libre !